Remboursement des frais kilométriques 2026 : comment le calculer ?
Mis à jour
Le remboursement des frais kilométriques fait l’objet de nombreuses interrogations, à la fois du côté des entreprises et du côté des salariés qui peuvent en bénéficier. Ulys vous résume l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le remboursement des frais kilométriques, et vous délivre ses conseils pour bien le calculer.
Principes du remboursement des frais kilométriques
Définition
Le remboursement des frais kilométriques est une pratique courante dans l’univers professionnel. Lorsqu’un salarié (le plus souvent) utilise son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle, il n’est pas rare que les dépenses de carburant inhérentes à ses déplacements soient prises en charge par son employeur. La loi prévoit d’ailleurs un cadre légal à ce dispositif de remboursement des frais kilométriques, avec des conditions d’éligibilité et des barèmes à appliquer.
Les conditions d’éligibilité
Le remboursement des frais kilométriques concerne principalement les salariés et les dirigeants des entreprises, et les entrepreneurs individuels qui déclarent leurs revenus en BNC. Le dispositif s’applique à l’ensemble des véhicules motorisés, sous réserve :
- que le véhicule utilisé ne soit pas immatriculé au nom de l’entreprise ;
- que les déplacements pris en compte aient effectivement une portée professionnelle ;
- que le conducteur puisse justifier les frais de déplacement.
Remboursement pour les trajets domicile-travail
Le remboursement des frais kilométriques pour les trajets domicile-travail fait l’objet d’une situation à part. Dans ce domaine, il est nécessaire de tenir compte de la distance entre le lieu de travail et le domicile du salarié, et de la possibilité ou non pour ce dernier de prendre les transports en commun. Pour pouvoir bénéficier du remboursement des frais de trajet domicile-travail, le salarié doit être contraint de prendre son véhicule pour se rendre sur son lieu de travail en raison de l’absence de solution de transport en commun, ou d ’une durée de trajet en transport en commun supérieure à 1 h 30.
Calcul des frais kilométriques
Barèmes kilométriques 2026 pour différents véhicules
Le calcul des frais kilométriques s’appuie sur des barèmes délivrés chaque année par l’administration fiscale. Ces barèmes permettent d’évaluer le montant des frais kilométriques en intégrant les frais de carburant, mais aussi les frais d’entretien du véhicule, le coût de l’assurance auto, etc. Ils tiennent compte de la puissance administrative du véhicule (en CV) et de la distance parcourue. Il existe par ailleurs une distinction entre les barèmes kilométriques applicables aux voitures à moteur thermique, les barèmes kilométriques applicables aux véhicules électriques, les barèmes kilométriques applicables aux deux-roues, etc.
Le barème kilométrique en vigueur en 2026 (inchangé depuis 2023)
Ces barèmes ont été revalorisés de 5,40 % en 2023, en réponse à la hausse du prix des carburants. Depuis, ils sont restés inchangés en 2024 et 2025 et le barème 2026, désormais publié, confirme ces mêmes valeurs. On retrouve ainsi le barème kilométrique suivant pour les voitures (en euros) :
3 CV et moins
Distance (d) jusqu'à 5 000 km : d x 0,529
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km : (d x 0,316) + 1 065
Distance (d) au-delà de 20 000 km : d x 0,370
4 CV
Distance (d) jusqu'à 5 000 km : d x 0,606
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km : (d x 0,340) + 1 330
Distance (d) au-delà de 20 000 km : d x 0,407
5 CV
Distance (d) jusqu'à 5 000 km : d x 0,636
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km : (d x 0,357) + 1 395
Distance (d) au-delà de 20 000 km : d x 0,427
6 CV
Distance (d) jusqu'à 5 000 km : d x 0,665
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km : (d x 0,374) + 1 457
Distance (d) au-delà de 20 000 km : d x 0,447
7 CV et plus
Distance (d) jusqu'à 5 000 km : d x 0,697
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km : (d x 0,394) + 1 515
Distance (d) au-delà de 20 000 km : d x 0,470
Calcul des indemnités : frais réels ou abattement forfaitaire
Les dépenses relatives à l’utilisation d’un véhicule personnel pour une activité professionnelle peuvent faire l’objet d’un remboursement sous deux formules distinctes :
- Les frais réels : il s’agit de comptabiliser, avec précision, l’ensemble des dépenses engagées à but professionnel, en appliquant le barème des frais kilométriques évoqué ci-dessus.
- L’abattement forfaitaire : l’administration fiscale accorde chaque année une déduction forfaitaire automatique de 10 % sur le montant des revenus déclarés.
Selon les situations, il peut être préférable d’opter pour l’une ou pour l’autre de ces deux solutions.
Peut-on déduire ses frais de péage des impôts ?
Oui, les frais de péage d'autoroute sont déductibles des impôts, mais uniquement si vous avez opté pour la déduction des frais réels (case 1AK de votre déclaration de revenus). Si vous utilisez la déduction forfaitaire de 10 %, les frais de péage ne peuvent pas être déduits séparément.
Ce que dit l'administration fiscale
Les frais de péage ne sont pas inclus dans le barème kilométrique. Ils peuvent donc être ajoutés en supplément aux frais calculés via le barème, pour leur montant réel. La même règle s'applique aux frais de stationnement (parking, garage sur votre lieu de travail).
Exemple pratique
Vous avez calculé 3 200 € de frais kilométriques via le barème pour l'année 2025. Vous avez en plus payé 480 € de péages sur vos trajets professionnels. Votre déduction totale sera de 3 200 + 480, soit 3 680 €.
Les justificatifs obligatoires
Pour déduire vos frais de péage, vous devez pouvoir les justifier en cas de contrôle fiscal. Conservez :
- Les tickets de péage papier, ou leur scan ;
- Les relevés de votre badge télépéage, accessibles depuis votre espace client (par exemple Ulys Pro) ;
- Vos relevés bancaires faisant apparaître les débits péage.
Ces documents doivent être conservés trois ans minimum. Un abonnement télépéage professionnel comme le badge Ulys Pro simplifie cette démarche : l'ensemble de vos relevés de passage est disponible en ligne, téléchargeable à tout moment depuis votre espace client.
Moyens de transport alternatifs : le forfait mobilités durables
Dans un contexte de développement des solutions de transports alternatifs à la voiture et de promotion des modes de transport écologiques, l'État accompagne celles et ceux qui font le choix du vélo ou du covoiturage pour effectuer leurs trajets professionnels. Instauré par la loi d'Orientation des Mobilités (LOM) de 2019 et entré en vigueur en 2020, le forfait mobilités durables a remplacé l'indemnité kilométrique vélo et l'indemnité forfaitaire de covoiturage. En 2026, son plafond d'exonération fiscale et sociale est fixé à 600 € par an et par salarié (ou 900 € en cas de cumul avec la prise en charge d'un abonnement aux transports en commun).
Démarches administratives et fiscales
Procédures pour les entreprises et les salariés
Le remboursement des frais kilométriques fait l'objet d'une déclaration fiscale, à la fois pour le salarié qui en bénéficie et pour les entreprises. Du côté des entreprises, la déclaration des frais kilométriques s'opère de la même manière que pour les autres charges, et fait l'objet de déductions fiscales. À noter qu'il existe des plafonds pour les exonérations sociales et fiscales : au-delà de ces plafonds, les sommes versées aux salariés sont définies comme un avantage en nature soumis au prélèvement de cotisations sociales et fiscales.
Justification des frais kilométriques
Quel que soit le montant, quel que soit le type de déclaration, le salarié et l'entreprise sont tenus de pouvoir justifier les frais kilométriques en cas de contrôle par l'administration fiscale. Il convient ainsi de conserver toutes les notes de frais et les documents relatifs aux dépenses engagées pour les déplacements professionnels, comme les factures, les relevés de banque, etc. À noter que dans ce domaine, l'abonnement télépéage Ulys permet aux gestionnaires de flotte auto un meilleur suivi des frais de péage et autres frais d'autoroute, avec un accès à toutes les informations depuis un espace personnel en ligne.
En apparence complexe, la question du remboursement des frais kilométriques est en pratique extrêmement simple à gérer. Il suffit en effet de se référer aux barèmes de frais kilométriques applicables en tenant compte de la puissance fiscale du véhicule concerné et du nombre de kilomètres parcourus. Dans certains cas, la déduction forfaitaire automatique de 10 % concédée par l'administration fiscale peut s'avérer plus avantageuse que l'option du remboursement des frais kilométriques via les frais réels.
Questions fréquentes sur les frais kilométriques
Peut-on déduire ses frais de péage de ses impôts ?
Oui, à condition d'avoir opté pour les frais réels, et non la déduction forfaitaire de 10 %. Les frais de péage ne sont pas inclus dans le barème kilométrique : ils s'ajoutent en supplément pour leur montant réel. Vous devez conserver les justificatifs (tickets de péage, relevés de badge télépéage) pendant trois ans minimum. La même règle s'applique aux frais de stationnement. Un badge télépéage professionnel comme Ulys Pro met l'ensemble de vos relevés de passage à disposition en ligne, facilitant votre déclaration fiscale.

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